18 janvier 2008
Disney et le foie gras...
Je relaye cette infos... qui est déjà passé sur de nombreux blogs et forums... mais mieux vaut tard que jamais...! Ici vous verrez sous la forme d'un dessin animé (Because Disney) la façon dont sont traités les animaux qu'on gave pour produire du foie gras... c'est vrai que c'est bon et ça fait luxe chez Mickey... Moi je trouve plutôt ça inutile, cruel et étrange de se nourrir d'un foie malade...!
Voici le lien de l'association néérlandaise Wakker Dier pour signer la pétition contre le foie gras chez Mickey et Donald... et ci-dessous une autre vidéo de la même association... il est vrai que c'est en néérlandais ... mais pas besoin de comprendre, les images suffisent d'elle même je crois...! Et si on nourrissait un humain de la même manière qu'une oie ou un canard...!
Et pour finir avec les actions contre le foie gras...Peta (association ô combien critiquée et souvent à juste titre ... pour plus d'infos voir les articles très complets de Bea sur Dita von Teese et Eve Angéli... mais elle n'en reste pas moins une association qui a du poids...!) nous écrit :
En 2008, aidez des millions d'animaux en demandant l'arrêt de la production de foie gras – le foie des canards et des oies est un organe malade. Nous vous prions de bien vouloir prendre quelques minutes pour écrire au ministre de lAgriculture et aux commissaires européens afin que le fruit de cette barbarie ne figure plus sur les menus des restaurants.
Les canards et les oies, à qui on enfonce un tube dans la gorge, sont gavés jusqu'à ce que leur foie devienne malade, douloureux et hypertrophié – un acte de cruauté qui serait illégal si les victimes étaient des chiens et des chats. Parfois il y a des organes qui, suite à cette quantité astronomique de céréales et de graisse, ne fonctionnent plus. Jugée trop cruelle, la production de foie gras est interdite dans 15 pays.
La France est le principal producteur et consommateur de foie gras de canard et d’oie. Chaque année en France, plus de 30 millions d’oiseaux sont gavés dans le but de produire du foie gras.
Rejoignez le nombre croissant de consommateurs qui n'admettent pas que de tels actes de cruauté puissent continuer d'exister. Ensemble nous pouvons faire en sorte que des millions de canards et d'oies n'aient plus une existence entièrement marquée par la misère. Nous vous prions de bien vouloir envoyer un courrier électronique poli au ministre de l'Agriculture et aux deux membres de son cabinet mentionnés ci-dessous ; réclamez une interdiction de la production et de la vente de foie gras sur le territoire français :
Michel Barnier, ministre de l'Agriculture: michel.barnier@agriculture.gouv.fr
Michel Cadot, chef de Cabinet: michel.cadot@agriculture.gouv.fr; michel.cadot@pm.gouv.fr
Marie-Louise Paruta, secrétaire de chef de Cabinet: marie-louise.paruta@agriculture.gouv.fr
Concernant le gavage, demandez aussi une interdiction totale de cette pratique barbare et de l'utilisation d'oiseaux pour produire du foie gras au sein de l'Union européenne en écrivant à :
Mariann Fischer Boel, Commissaire européenne à
l'agriculture
Commission européenne
B-1049
Bruxelles
Belgique
Markos Kyprianou, Commissaire
Commission européenne
de la santé et de la protection du
consommateur
Commission de l'Union européenne
200,
rue de la Loi
1049 Bruxelles
Belgique
22 décembre 2007
En aide à Zara !
Zara donne de sa personne pour beaucoup d'association et de causes : droit des animaux, fourrure, végétarisme...... Elle a maintenant besoin de notre aide... plus d'infos sur son site
Alors n'hésitez une petite lettre au président pour Zara... à poster en même temps que la lettre pour le Père Noel par exemple...!
10 décembre 2007
Escapade à Besançon -- 2° partie -- Action Sang des Bêtes
Cette année, l’enjeu était tout autre : l’action Sang des Bêtes… Ben oui j’ai envie d’essayer de m’engager… (comme si embêter le monde lors des repas de famille et autres parce que je ne mange pas comme tout le monde… ne suffisaient pas … pfff elle nous fera tout celle-ci… !!!! ;-)) … je me suis donc renseignée … notamment grâce à Alga et Chrysta… ;-)) et hop… j’ai pris contact avec Val et LEST une junior association de Besançon qui bouge pas mal… ;-)
L'action Sang des Bêtes est une action internationale menée cette année pour la 4° fois... Le principe : le même jour dans des villes différentes (Lyon, Marseille, Québec, Paris...) est déversé du faux sang dans une rue passante pour choquer les piétons ... et qu'ils se rendent compte que ce qu'ils appellent steak haché par exemple est la chair d'un animal non humain qui a vécu... avec distribution de tract et affiche/panneaux bien significatifs...!
C'était donc pour moi une première... je n'ai jamais été trop militante.. (à tout point de vue..!) et j'ai plutôt du mal à m'exprimer concernant mon végétarisme... il s'agit donc d'un revirement total..! ;-)
Val m'a gentillement rassurée en me disant que c'était assez récent cette action à Besaonçon et une fois sur place, le fait de simplement distribuer des tracts était déjà très bien... Je dis ça car en général lors d'actions comme celles-là, on essaie de nouer le contact avec les passants pour essayer de leur expliquer... mais il faut croire que je ne suis pas encore prête pour cette partie... mais c'était tout de même enrichissant... car on rencontre tout de sorte de réaction :
- ceux qui s'en fichent,
- ceux qui sont choqué par le sang et/ou les images d'abattoirs (une femme qui a vu les images, m'a dit "entre les poulets en batterie [le documentaire de Y. Artus Bertrand] et ça .... je ne peux plus supporter... je ne veux pas en savoir plus" dommage...!)
- ceux qui vous prouvent par A+A+A+A médecins, scientifiques... bla bla qu'il faut manger de la viande... (On lui dira...)
- ceux qui sont fortement intéressés ... pour aider l'assoc par exemple (même si lors de cette action... les gens n'étaient pas là pour l'assoc...!)
Bon je n'ai pas été vers les passants.. mais lorsqu'ils venaient vers moi, j'essayais de répondre au mieux lorsqu'ils étaient intéressés par le sujet... en les rassurant notamment sur la cuisine (un peu mon domaine quand même), sur les habitudes qu'il faut changer.. (mais pas tant que ça en définitive).... et puis le net qui regorge de recettes...!
Le seul souci en définitive est l'intervention de la police... qui est venu par trois fois...! J'ai eu drôlement les miquettes (désolé je sors de ma période où je viens de mater presque d'affilée les 3 Livres de Kaamelott... [expression de Léodagan] ;-)) car je ne sais pas trop ce qu'ils peuvent faire ou ne pas faire... mais bon j'ai été vite rassuré par les militants plus expérimentés... ! Cette action se base sur une sorte de dégradation de la voie publique... (je dis une sorte car on ne déverse que du colorant alimentaire, de la maizena et de l'eau... mais bon... donc rien de nocif ou irréversible) et elle est donc illégale... !
Je pense que je participerai sans souci à de prochaines actions plus calmes...type stand... (Les militants habitués.. m'ont dit "c'est cool de faire cette action... car lors des autres, tu vas trouver ça super pénard"... ;-)) rien que pour le plaisir de retourner au resto.... ! ;-)
08 décembre 2007
Escapade à Besançon... 1° partie -- Bêtises et Volup'thé
L’an dernier, j’avais déjà fait le 3 décembre si mes souvenirs sont exacts une tite escapade à Bezak… comme l’appelle les Franc comtois… ;-) mais c’était dans le but de faire un ti tour dans les mags bio de la ville… et un coucou à mon ti frère qui habite et étudie à Bezak avec sa copine … ;-)
Cette année, l’enjeu était tout autre : l’action Sang des Bêtes… Ben oui j’ai envie d’essayer de m’engager… (comme si embêter le monde lors des repas de famille et autres parce que je ne mange pas comme tout le monde… ne suffisaient pas … pfff elle nous fera tout celle-ci… !!!! ;-)) … je me suis donc renseignée … notamment grâce à Alga et Chrysta… ( ;-)) et hop… j’ai pris contact avec Val et LEST une junior association de Besançon qui bouge pas mal… ;-) la suite de ça dans un prochain post...
Je me suis un peu perdue pour trouver le parking que m’avait indiqué mon ti frère…mais j’ai fini par le trouver… mais j’ai bien tourné… ! car je suis partie à 9h15 et arrivé vers 11h30… Non, on ne se moque pas de moi… !!
Bezak :


Comme je suis arrivée assez tard… j’ai pas trop tourné le matin… je suis allée presque directement au resto… Bêtises et Volup’thé… bon ben bien sûr vous vous en doutez c’est un resto avec des plats vg… ;-)
J’en ai entendu que du bien
Lu sur ELLE :
« bêtises et volup'thé
Envie de romantisme, de coocooning autour d'un bon repas ou simple envie d'une pause entre amies autour d'un thé ou brunch, "Bêtises et volup'thé" est ce qu'il vous faut!
Le décor est juste exceptionnelle et la cuisine est à son image. Cette restauration plaira aux femmes gourmandes ou soucieuses de leur ligne car le bio est mis en avant, des menus diététiques sont proposés avec tout autant d'imagination et de goût et tout aussi copieux qu'un repas moins raisonnable. Les hommes ne seront pas non plus délaissés, ils pourront séduire leur dulcinée car le décor féérique aux couleurs acidulées, gourmandes s'y prête totalement et le choix leur permettra de trouver leur bonheur et de faire gonfler leurs poignets d'amour!!!! Le nom d'ailleurs est tout aussi évocateur: l'invitée comprendra de suite le thème de la soirée: sensuel et coquin...
28 rue bersot (maintenant à l'angle de la rue Bersot et de la rue des Granges... !)
besançon
25000
0381508345 »
et un lien sur le blog d’Arcadia … qui elle aussi a craqué… http://arcadiascorner.canalblog.com/archives/2007/10/21/6610080.html
sur le blog de Lili…
http://lilielagourmande.canalblog.com/archives/2007/05/27/5092815.html
-- Leur photos sont plus belles que les miennes... !
… et ça s’est confirmé…Même s’il y certains plats avec du jambon fumé, du poisson ou de la volaille, vous n’y mangerez rien de traditionnel… pas de choucroute, pas de blanquette, pas de bourguignon…
Lorsqu’on entre… le décor est particulier… les chaises sont entourées de tissu type velours rouge/bordeaux tout doux… les tables sont recouvertes de plexiglas sous lequel il y a des plumes blanches et dessus est inscrit des petits mots (sur ma table c’était Rêverie…). Le sol est recouvert d’espèce de « tommettes » carrées… et le comptoir est également en plexi avec des jolis petits dessins… assez « girly » dessus… et le plus surprenant sont les lumières au dessus du comptoir… des nuages.. oui ce sont des nuages cotonneux.. ;-)

Le menu… on a une carte pour les desserts, une carte pour les boissons, une carte pour les boissons chaudes (j’en reparlerai toute à l’heure… mais il ne s’appelle volup’thé pour rien… !) et les plats sont indiqués sur un menu qui ressemble à ces calendriers type tente … On y retrouve le même type de dessin que sur le comptoir…
Bon je n’ai pas assuré… au début car primo je n’ai pas pris de boisson « apéritif »… mais je l’ai vu préparer un bon nombre de jus de fruits frais… bon j’ai surtout entendu la centrifugeuse… ! ;-) … elle y met des jolies décorations… mais promis quand j’y retourne je me sacrifie et je teste…. Et deusio je n’ai pas noté plus que ça les plats… autre que celui que j’ai pris..
Seule certitude… : une seule assiette chaude végétalienne… et trois assiettes chaudes végétariennes (mais il y avait des grandes salades qui pouvait être vg ou vgl… je ne sais déjà plus… :-/)
Mon plat : la promenade de Mina (vg)… : escalope de quinoa et fines herbes, sauce à l’estragon, une portion de légumes, des crudités et une infusion de menthe…
Bon je vous mets quelques photos… (elles ont du me prendre pour une folle… à noter ce que je mangeais et prendre des tofs de mes plats.. mais bon)…

l'escalope de quinoa, la petite tasse verte à droite contient les légumes, l'assiette en haut à droite contient les crudités, l'espèce de marguerite est la théière...!

la théière-marguerite et la timbale de sauce...

A nouveau les légumes... avec le p'tit coeur... ;-)
Comme vous pouvez le voir tout est servi sur une planche en bois… dans des petites assiettes, des tasses, des soucoupes… le tout dépareillé à souhait.. ;-)
Tout est délicieux… seul hic… les lentilles des crudités sont servies dans une coquille d’œuf… !
c’est déjà un régal pour les yeux lorsqu’on vous sert… mais c’est aussi un régal pour les papilles… … Bien sûr, le plat se pourrait d’être plus copieux diront certains… mais ce serait dommage car on ne pourrait pas jeter un oeil à la carte des desserts… et des boissons chaudes… !
Les desserts… on annonce tout net que ce sont des OGM (Ouvrages généreusement modifiés), des desserts maisons, un flan 100% végétal, des gateaux courgettes & carottes (ceux que j’ai pris), des gâteaux aux marrons, des desserts chauds… des desserts pour 2 à partager… ;-)
J’ai choisi le délice des fées… : gâteau courgette, chocolat et muscade + gateau carotte, coco et gingembre…

Bêtises et Volup’thé est un restaurant salon de thé… donc la carte recto verso des boissons chaudes est impressionnante… ;-)
un choix de 16 thés… du noir, du vert, du roiboos, aromatisé, classique entre 2,50 et 3€
les cafés : ça va du café classique déca, expresso… au café d’Eglantine (la proprio du resto) qui change au gré de ses humeurs (un 100% arabica aromatisé à la noisette et/ou à la fleur d’oranger), le café de Philippe (je ne sais plus si c’est ce prénom) aromatisé à la tarte tatin.. --> malin ces derniers cafés existent en plusieurs type « expresso », « grande tasse » « supplément chantilly » et même « supplément lait de soja » (0,50 €) et « crème de soja » (0,20€). Attention, ces cafés ne sont en aucun cas des cafés type Starbucks.. ce sont des cafés bien corsés… ! ou on y trouve aussi des succédanés de café…
- les laits chauds… nature, à la vanille, au chocolat noir…. Et blanc… à la cannelle, petite curiosité… le chocolat chaud cardamome et marshmallows à 3,50 €. Encore une fois, il y a un supplément de 0,50 € je crois pour un lait végétal… ;-)
- les autres boissons : grog, orange ou citron pressé aux épices…
= le logo Artisan du Monde lorsque l’un des composants du plat est équitable..
= Eglantine fait la poule… lorsque vous lui donnez 1€ en plus… (pour l’association les Enfants du Mékong…) et les pourboires sont également reversés en partie (voir à la caisse) à cette assoc’
Donc pour un repas complet, je m’en suis sorti pour 16 € (je voulais un café d’eglantine grande tasse donc 3€ et des poussières.. mais je ne sais pas si on m’a amené le grand ou le petit modèle… dans le doute je me suis tu…car on m'a compté une petite tasse !) … Donc pas cher, très original, délicieux….et copieux…
Détail important... Pensez à reserver... surtout si vous y allez le week end...! ;-D
Le restaurant vient de s'installer dans ces nouveaux locaux...
17 avril 2007
Happy birthday... happy birthday....
Non aujourd'hui ce n'est pas mon anniversaire...
Cela fait simplement 6 mois que je n'ai pas mangé la chair d'un animal... YOUPIIIIIIIIIIIII !!!
Bref c'est une étape 6 mois pourvu qu'il y en ait des tonnes et des tonnes comme ça ...!!!
J'imagine tous les petits agneaux, veaux, poulets, poissons qui ont pu être 'sauvés' grâce à moi... je n'ai plus les chiffres exacts de moyenne d'animaux consommés en un an...! mais dès que je retrouve je vous donne ça ...!
22 février 2007
Peta...
PETA … Vous connaissez… ?
Si vous ne connaissez pas cette association, je me dis que vous n’êtes pas défenseurs des animaux… ;-)
PETA ou People for Ethical Treatment to Animals … prononcez « Piita » …. en gros, une association pour la protection des animaux mais beaucoup plus puissante que notre « amatrice » SPA … Loin de moi l’idée de dénigrer la SPA et son action…mais quand on voit simplement les campagnes de pub de cette association.. on peut tout de suite remarquer le poids de cette assoc’…
PETA a réussi à embarquer dans ses pubs des stars telles que :
- Jamelia qui pose nue contre la fourrure…
- Surya Bonali peu vêtue patine contre la chasse aux phoques
- Jorja Fox (la série Les Experts) enquête sur le végétarisme
- Famke Janssen (Jean Grey dans X-Men) qui se veut un « ange » pour les animaux ..
- Dominic
Mohonagan (Merry dans la trilogie du Seigneur des Anneaux et
Charlie Pace dans Lost) défend la vie sauvage
- Eve Angeli qui pose nue plutôt qu’en fourrure..
- Fernanda Tavares (mannequin) qui dit non à la fourrure…
- Charlize Theron, également contre la fourrure… « Vous n’aimeriez
pas porter votre chien… alors ne portez pas de fourrure… ! »
- Sadie Frost (ancienne
actrice devenue créatrice de mode, co-dirigeante de la ligne de vêtements
sans fourrure Frost French) photographiée nue
contre la fourrure
- Alyssa Milano (Charmed et Madame est servie)
qui pose en robe de laitue, asperges et autres légumes…
- Persia Whites et Eva Longoria contre la fourrure…. Elles tiennent un animal écorché vif .. « Vous avez oublié le reste de votre fourrure… »
- Dennis Rodmann… nu avec pour seul atour ses tatouages… !
Malgré toutes ses bonnes volontés… je vous mets le lien de l’enquête d’Ocean Wave sur une des premières campagnes anti fourrure… de mannequins qui ont vite oublié leur engagement…
Pour l’historique des camapagnes Peta :
Je ne cite pas dans cette liste Pamela Anderson… qui est membre de Peta depuis des années… et qui défend ardemment les animaux… tout comme Pink… qui en plus de militer pour des animaux « classiques » telles que les bébés phoques, les petits agneaux, les chiens, chats, renards et visons… luttent également contre le mal traitement des moutons australiens… les porcs… !
Bien sûr Peta est loin de faire l’unanimité… en général, ces campagnes d’affichage mettent en scène des personnes presque parfaites physiquement parlant dans des photos sexy… (Non Maité ne rentre pas dans les cases … par exemple.. !). De plus, ils organisent entre autre, la Course Humaine Nue, qui part d’une bonne cause… protester contre la course des taureaux et la tauromachie… Mais sur le site de cette manifestation… on vous dit « venez découvrir le coté sexy de l’Espagne »… et la miss la plus sexy est mis en photo sur la page d’accueil… Donc discutable et assez sexiste… mais toutes ces campagnes ont au moins l’intérêt d’attirer l’attention sur les nombreuses maltraitances infligées aux animaux …… !
30 décembre 2006
Manger des légumes .... ennuyeux ???
J'avoue que je suis un peu comme tout le monde... je traine les pattes pour faire des légumes par rapport à des pâtes ou du riz...!!!
Mais si si... je m'accroche ... il faut que je mange des légumes et que je me fasse plaisir en les préparant et en les mangeant...!!!
Des petites idées :
- une salade... bien sûr un grand classique... j'ai déjà consacré un post à "la salade tristounette"
- des légumes croquants au wok... avec une tite sauce au soja... pour une tite touche plus "asiatique", ajouter un peu de pousse de soja...!
- une jardinière ou printanière, tout simplement à la poele avec un peu d'huile d'olive, on fait griller un peu les légumes à couvert, puis on ajoute un fond d'eau... et on fait cuire à couvert pendant 10/15 min en remuant de temps en temps... vers la fin on ajoute sel/poivre/herbe de provence ou autres ...! vérifier la cuisson... et hop c'est servi... !
- un gratin de légumes... genre brocolis - choux fleurs... dans le fond du plat, j'ai mis un reste de mélange blé/boulghour déjà cuit... dessus j'ai mélangé les brocolis-choux fleurs-des dés de tofu... par dessus, la béchamel... (faite maison... miam... on fait fondre à feu doux du beurre ou margarine, puis on ajoute une cuiller à soupe de farine... on mélange bien jusqu'à que cela épaississe {cela ne doit pas être trop sec, sinon rajouter un peu de matière grasse}, puis on ajoute le lait... de vache ou de soja... au choix ... et on melange toujours avec un fouet...on oublie pas le sel-poivre-muscade !) et on peut mettre un peu de fromage râpé par dessous et hop ... 20/25 min au four... à 180°.. ;-)
Une petite idée d'assiette végétarienne : devant une salade carotte, tofu, radis et blé germé... à gauche un petit navet caramélisé au sucre (recette toute facile extraite de Marmiton, mais attention c'est un accompagnement... en plat principal on s'est lasse très vite...!) et à gauche un reste de crumble de concombre)
et voili voilou...! déjà quelques idées... ;-)
17 novembre 2006
1 mois...
Juste un petit post pour dire que cela fait un mois sans viande.... YEAH.....!!!
03 novembre 2006
Témoignage dans un abattoir...
Je vous mets ce témoignage d'une étudiante vétérinaire qui pour valider sa formation n'a pas eu d'autre choix que de faire un stage dans un abattoir.... Je ne vais pas vous dire que cela correspond exactement à la réalité ou que je partage entièrement les opinions qui sont exprimés dans cet article... Je vous avoue que ce témoignage m'a beaucoup ému et m'a fait réfléchir... Extrait du guide Végétarien et Végétalien édité par AVIS (Association Végétarienne et végétalienne d'InformationS)
Témoignage d’une étudiante en médecine vétérinaire en stage dans un abattoir. Vécu et écrit par C. M. Haupt.
« Seuls les animaux
transportés conformément à la Loisur la protection des animaux (LPA) et possédant une marque d'identification en
règle sont acceptés ». C'est l'inscription qui figure au-dessus de la
rampe en béton. Au bout de cette rampe gît raide et blafard un cochon mort.
« Oui, certains meurent déjà durant le transport. Par collapsus
cardiaque ».
J'ai emporté une vieille veste ; bien m'en a pris. Pour un début d'octobre, il fait un froid glacial. Ce n'est pourtant pas pour cette seule raison que je frissonne.
J'enfonce
les mains dans mes poches, m'efforce de montrer un visage avenant pour écouter
le directeur de l'abattoir m'expliquer qu'on ne procède plus depuis longtemps à
un examen complet de chaque bête, seulement à une inspection. Avec 700 cochons
par jour, comment cela serait-il possible ?
« Ici, il n'y a aucun animal malade. Si c'est le cas, nous le renvoyons tout de suite, avec une amende salée pour le livreur. S'il le fait une fois, il ne le fera pas une deuxième ». Je baisse la tête comme pour m'excuser – tenir, simplement tenir, tu dois tenir ces six semaines – que deviennent les porcs malades ?
« Il y a un abattoir tout à fait spécial ». Je possède une certaine expérience concernant les règlements relatifs au transport et sais à quel niveau la protection des animaux est à présent reconnue. Ce mot, prononcé dans un tel endroit, a une résonance macabre. Dans l'intervalle, un gros camion d'où s'échappent des cris stridents et de lugubres grognements est venu se ranger face à la rampe. Dans la pénombre du matin, on distingue mal les détails ; toute la scène revêt un aspect irréel et rappelle quelque sinistre reportage de guerre montrant des rangées de wagons gris et les visages blêmes et terrorisés d'une masse de gens humiliés, sur la rampe de chargement, embarqués par des hommes en armes. Tout d'un coup, je m'y trouve dedans, et c'est comme quand on fait un cauchemar dont on se réveille couvert de sueurs froides : au milieu de ce brouillard, par un froid glacial, dans ce demi-jour sale du bâtiment immonde, bloc anonyme de béton, d'acier et de catelles blanches, tout derrière, à la lisière du bois recouvert d'une légère gelée ; ici se passe l'indicible, ce dont personne ne veut rien savoir.
Les cris, c'est la première chose que j'entends chaque matin lorsque j'arrive pour obtenir mon certificat de stage de pratique. Un refus de ma part d'y participer aurait signifié pour moi cinq années d'études perdues et l'abandon de tous mes projets d'avenir. Mais tout en moi – chaque fibre, chaque pensée – n'est que refus, répulsion et effroi, et la conscience d'une insurmontable impuissance : devoir regarder, ne rien pouvoir faire, et ils vont te forcer à coopérer et te souiller de sang. De loin déjà, quand je descends du bus, les cris des cochons me transpercent comme un poignard. Pendant six semaines, des heures durant, sans répit, ces cris retentiront à mes oreilles. Tenir. Pour toi, cela aura une fin. Pour les animaux, jamais.
Une cour déserte, quelques camions frigorifiques, des moitiés de cadavres de cochons pendus à des crochets, aperçus à travers une porte, dans un éclairage aveuglant. Tout ici est d'une propreté méticuleuse. Cela, c'est la façade. Je cherche l'entrée ; elle est située de côté. Deux bétaillères passent devant moi, ses phares jaunes allumés dans la brume matinale. La lumière blanche des fenêtres éclairées me montre le chemin. Après avoir monté quelques marches, je me retrouve à l'intérieur, où tout est carrelé en blanc. Pas d'âme humaine en vue. Ensuite un corridor, blanc lui aussi, et le vestiaire pour les dames. Il est bientôt 7 heures, et je me change : du blanc, du blanc, du blanc ! Mon casque d'emprunt oscille d'une façon grotesque sur mes cheveux raides. Mes bottes sont trop grandes. Je retourne dans le corridor et me range du côté des vétérinaires. Aimables salutations. « Je suis la nouvelle stagiaire ». Avant de continuer, les formalités. « Enfilez un vêtement chaud, allez chez le directeur et remettez-lui votre certificat de santé. Le Dr XX vous dira alors où vous commencerez ».
Le directeur est un homme jovial, qui me parle d'abord du bon vieux temps où l'abattoir n'était pas encore privatisé. Puis s'interrompant à regret, il décide de me faire visiter personnellement les lieux. C'est ainsi que j'arrive sur la rampe. A ma droite des enclos de béton fermés par des barres en fer. Quelques-uns sont prêts, remplis de cochons. « Nous commençons ici à 5 heures du matin ». On les voit se bousculant ici ou se traînant là ; quelques groins curieux arrivent à passer à travers la grille ; des petits yeux méfiants, d'autres fuyants ou en plein désarroi. Une grande truie se jette sur une autre ; le directeur se saisit d'un bâton et la frappe plusieurs fois sur la tête. « Autrement, ils se mordent méchamment ».
En bas de la rampe, le transporteur a abaissé le pont du camion, et les premiers cochons, apeurés par le bruit et la raideur de la pente, se poussent vers l'arrière ; mais entre-temps un convoyeur est monté à l'arrière et distribue des coups de trique en caoutchouc. Je ne m'étonnerai pas, plus tard, de la présence de tant de meurtrissures rouges sur les moitiés de cochons.
« Avec les cochons, il est interdit d'utiliser le bâton électrique » explique le directeur. Certains animaux tentent quelques pas hésitants, en trébuchant parfois. Puis les autres suivent. L'un d'entre eux glisse et sa patte se coince entre la rampe et le pont ; il remonte et continue en boitant. Ils se retrouvent à nouveau entourés de barres de fer qui les mènent inévitablement à un enclos encore vide. Lorsque les cochons, se trouvant à l'avant, arrivent dans un coin, ils s'y entassent en bloc et s'y cramponnent avec fermeté, ce qui fait pousser à l'employé des jurons de colère et cravacher les cochons de l'arrière qui, pris de panique, essaient de grimper par-dessus leurs compagnons d'infortune. Le directeur hoche la tête : « Écervelé, simplement écervelé. Combien de fois ai-je déjà dit qu'il ne servait à rien de frapper les cochons se trouvant à l'arrière ! ».
Pendant que j'assistais, pétrifiée, à cette scène – rien de tout cela n'est réel, tu rêves – le directeur se retourne pour saluer le convoyeur d'un autre transport, arrivé en même temps que le précédent et qui s'apprête à décharger. La raison pour laquelle tout est allé ici beaucoup plus vite, mais avec beaucoup plus de cris, je l'ai tout de suite vu : derrière les porcs qui trébuchent, un deuxième homme apparu dans l'aire de déchargement assène, pour accélérer l'opération, des chocs électriques. Je regarde l'homme, ensuite le directeur : « Vous savez pourtant que c'est interdit avec les porcs ». L'homme regarde étonné, puis range l'instrument dans sa poche.
Par derrière, quelque chose se frotte à moi à la hauteur des genoux ; je me tourne et j'aperçois deux yeux bleus vifs. Je connais de nombreux amis des animaux qui s'enthousiasment pour les yeux animés de sentiments si profonds des chats, pour le regard indéfectiblement fidèle des chiens. Mais qui parle de l'intelligence et de la curiosité perceptibles dans les yeux d'un cochon ? Bientôt, j'apprendrai à les connaître, ces yeux, mais d'une autre manière : muets de peur, abattus de douleur, puis vidés, brisés, exorbités, roulant sur un sol maculé de sang.
Une pensée me traverse l'esprit comme un couteau acéré, et elle me reviendra des centaines de fois au cours des semaines suivantes : Manger de la viande est un crime – un crime...
Après un tour rapide de l'abattoir, je me retrouve dans la salle de pause. Une fenêtre qui s'ouvre sur la salle d'abattage laisse voir des cochons couverts de sang, suspendus, défilant dans une chaîne sans fin. Indifférents, deux employés prennent leur petit déjeuner. Du pain et du saucisson. Leurs tabliers blancs sont couverts de sang. Un lambeau de chair est accroché à la botte de l'un d'eux. Ici, le vacarme inhumain qui m'assourdira lorsque je serai conduite dans la salle d'abattage est atténué. Je reviens en arrière, car une moitié de cadavre de cochon a tourné le coin à vive allure et a heurté la moitié suivante. Elle m'a frôlée, chaude et molle. Ce n'est pas vrai – c'est absurde – impossible.
Tout me tombe dessus en une fois. Les cris perçants. Le grincement des machines. Le bruit métallique des instruments. La puanteur pénétrante des poils et des peaux brûlés. L'exhalaison de sang, et d'eau chaude. Des éclats de rire, des appels insouciants des employés. Des couteaux étincelants passant au travers des tendons pour pendre aux crochets des moitiés d'animaux sans yeux dont les muscles sont encore palpitants. Des morceaux de chair et d'organes tombent dans un caniveau par où du sang s'écoule en abondance, et ce liquide écœurant m'éclabousse. On glisse sur des morceaux de graisse qui jonchent le sol. Des hommes en blanc, sur les tabliers desquels le sang dégouline, avec, sous leurs casques ou leurs képis, des visages comme on peut en voir partout : dans le métro ou au supermarché. Involontairement, on s'attend à voir des monstres, mais c'est le gentil grand-père du voisinage, le jeune homme désinvolte qui déambule dans la rue, le monsieur soigné qui sort d'une banque. On me salue aimablement. Le directeur me montre encore rapidement la halle d'abattage des bovins, vide aujourd'hui. « Les bovins sont là le mardi ». Il me confie alors à une employée en déclarant qu'il a à faire. « Vous pouvez tranquillement visiter seule la halle d'abattage ». Trois semaines s'écouleront avant que je trouve le courage d'y aller.
Le premier jour n'est encore pour moi qu'une sorte de quart d'heure de grâce. Je vais m'asseoir dans une petite pièce à côté de la salle de pause et heure après heure, je découpe en petits morceaux des chairs provenant d'un seau d'échantillons qu'une main tachée de sang remplit régulièrement dans la halle d'abattage. Chacun de ces petits morceaux – un animal. Le tout est alors haché et réparti en portions, auxquelles on ajoute de l'acide chlorhydrique et que l'on fait cuire, pour le test de trichine. L'employée qui m'accompagne me montre tout. On ne trouve jamais de trichine, mais le test est obligatoire.
Le jour suivant, je me rends donc seule dans une partie de la gigantesque machine à découper les morceaux. Une rapide instruction – « Ici, retirer le reste des os du collier de l'arrière-gorge et séparer les nœuds des glandes lymphatiques. Parfois, un sabot pend encore à une patte, il faut l'enlever ». Alors, je découpe, il faut faire vite, la chaîne se déroule sans répit. Au-dessus de moi, d'autres morceaux du cadavre s'éloignent. Mon collègue travaille avec entrain, tandis que dans le caniveau tant de liquide sanguinolent s'accumule que j'en suis éclaboussée jusqu'au visage. J'essaye de me ranger de l'autre côté, mais là une énorme scie à eau coupe en deux les corps des cochons ; impossible d'y rester, sans être trempée jusqu'aux os. En serrant les dents, je découpe encore, mais il faut que je me dépêche, pour pouvoir réfléchir à toute cette horreur, et par-dessus le marché il faut que je fasse diablement attention de ne pas me couper les doigts. Le lendemain, j'emprunterai d'une collègue stagiaire qui a terminé son stage une paire de gants en métal. J'arrête de compter les cochons qui défilent devant moi, ruisselants de sang. Je n'emploierai plus de gants en caoutchouc. Il est vrai qu'il est répugnant de fouiller à mains nues dans des cadavres tièdes, mais si l'on se retrouve plein de sang jusqu'aux épaules, le mélange poisseux des liquides corporels pénètre de toute façon à l'intérieur des gants et rend ces derniers superflus. Pourquoi tourner des films d'horreur, quand tout cela se trouve ici ?
Le couteau est bientôt émoussé. « Donnez-le-moi, je vais vous l'aiguiser ». Le brave grand-père, en réalité un ancien inspecteur des viandes, me lance un clin d'œil. Après m'avoir rapporté le couteau aiguisé, il se met à faire la causette ici et là, me raconte une blague puis se remet au travail. Il me prend désormais un peu sous son aile et me montre quelques trucs qui facilitent quelque peu le travail à la chaîne. « Écoutez, ici tout cela ne vous plaît pas. Je le vois bien. Mais cela doit se faire ». Je ne peux pas le trouver antipathique. Il se donne beaucoup de mal pour me rassurer. La plupart des autres aussi s'efforcent de m'aider ; ils s'amusent certainement à observer ces nombreux stagiaires, qui vont et viennent ici, qui sont d'abord choqués, puis qui poursuivent en serrant les dents leur période de stage. Toutefois, ils demeurent bienveillants. Il n'y a pas de chicaneries. Il me vient à penser que – à part quelques exceptions – les personnes qui travaillent ici ne réagissent pas de façon inhumaine ; elles sont juste devenues indifférentes, comme moi aussi avec le temps. C'est de l'autoprotection. Non, les vrais inhumains sont ceux qui ordonnent quotidiennement ces meurtres de masse, et qui, à cause de leur voracité pour la viande condamnent les animaux à une vie misérable et à une lamentable fin, et forcent d'autres humains à accomplir un travail dégradant qui les transforme en êtres grossiers.
Moi-même, je deviens progressivement un petit rouage de ce monstrueux automatisme de la mort. Au bout d'un certain temps, ces manipulations monotones commencent à devenir automatiques, mais elles restent aussi très pénibles. Menacée d'étouffement par le vacarme assourdissant et l'indescriptible horreur omniprésente, la compréhension reprend le dessus sur les sens hébétés et se remet à fonctionner. Faire la différence, remettre de l'ordre, essayer de discerner. Mais cela est impossible.
Lorsque pour la première fois – en fait, le deuxième ou troisième jour – j'ai pris conscience que le corps saigné, brûlé et scié de l'animal, palpitait encore et que sa petite queue remuait toujours, je n'étais plus en mesure de me mouvoir. « Ils... ils bougent encore. », dis-je, même si en tant que future vétérinaire j'avais appris que c'était les nerfs. J'entends marmonner : « Mince alors, il y en a un qui a fait une faute, il n'est pas tout à fait mort ». Un frémissement spectral agite de partout les moitiés de bêtes. C'est un lieu d'horreur. Je suis glacée jusqu'à la moelle.
Rentrée à la maison, je me couche sur mon lit, les yeux au plafond. Passer les heures, les unes après les autres. Chaque jour. Mon entourage réagit avec irritation. « N'aie pas l'air si renfrognée ; fais donc un sourire. Tu voulais absolument devenir vétérinaire ». Vétérinaire, oui, mais pas tueuse d'animaux. Je ne peux pas me retenir. Ces commentaires. Cette indifférence. Cette évidence de meurtre. Je voudrais, je dois parler, dire ce que j'ai sur le cœur. J'en étouffe. Je voudrais raconter ce que j'ai vu sur le cochon qui ne pouvait plus marcher, progressant tant bien que mal sur son train arrière, jambes de côté ; sur les cochons qui reçoivent des coups de trique et de pied jusqu'à ce qu'ils finissent par entrer dans le box d'abattage. Ce que j'ai vu en me retournant : comment l'animal est scié devant moi et accroché en oscillant : morceaux de muscles partagés en deux parties égales à partir de l'intérieur des cuisses. Nombre d'abattages par jour 530, jamais je ne pourrai oublier ce chiffre. Je voudrais parler de l'abattage des bovins, de leurs doux yeux bruns, remplis de panique. De leurs tentatives d'évasion, de tous les coups et les jurons, jusqu'à ce que la misérable bête soit finalement prisonnière de l'enclos fermé par des barres de fer et une serrure à double tour, avec vue panoramique sur la halle où ses compagnons d'infortune sont dépouillés de leur peau et coupés en morceaux ; puis l'avancée mortelle, et dans le moment qui suit la chaîne que l'on accroche à une patte arrière et dont l'animal tente vainement de se débarrasser en la projetant vers le haut, tandis que, déjà, par en dessous, sa tête est tranchée. Des flots de sang qui giclent à profusion du corps sans tête, tandis que les pattes se recroquevillent… Raconter à propos des bruits atroces de la machine qui arrache la peau du corps, du geste du doigt, circulaire et automatisé, pour ôter le globe de l'œil de son orbite – artère sectionnée, saignante, coulant à flot à l'extérieur – et le jeter dans un trou à même le sol, où il disparaîtra parmi tous les « déchets ». Le bruit provenant des envois sur le dévaloir en aluminium usé, des abats retirés du cadavre décapité et qui ensuite, sauf le foie, le cœur, les poumons et la langue – destinés à la consommation – sont aspirés dans une sorte de collecteur d'ordures.
C'est vrai que je voudrais raconter qu'il arrive toujours qu'au milieu de ces montagnes visqueuses et sanguinolentes se trouve un utérus gravide, et que j'ai vu des petits veaux déjà tout formés, de toutes les tailles, fragiles et nus, les yeux clos, dans une enveloppe utérine qui n'est plus en mesure de les protéger – le plus petit aussi minuscule qu'un chat nouveau-né, et quand même une vache en miniature, le plus grand au poil tendre et soyeux, d'un blanc cassé, avec de longs cils autour des yeux, dont la naissance devait avoir lieu quelques semaines plus tard. « Est-ce que ce n'est pas un miracle, ce que la nature crée ? » constate le vétérinaire de service cette semaine-là, en jetant l'utérus avec le fœtus ensemble dans le gargouillant moulin à déchets. J'ai maintenant la certitude qu'aucun dieu ne peut exister puisque aucun éclair ne vient du ciel pour punir tous ces forfaits commis ici-bas, et que ceux-ci se perpétuent interminablement. Ni pour soulager la vache maigre et pitoyable qui, à mon arrivée à 7 heures le matin, se traîne à bout de force, au prix d'efforts désespérés, dans le couloir glacé, plein de courants d'air, et s'allonge juste devant le box de la mort ; pour elle, il n'existe aucun dieu, ni personne d'ailleurs, pour lui donner une petite tape pour l'aider. Avant tout, il faut traiter le reste des animaux prévus pour l'abattage.
Quand je quitte à midi, la vache est encore couchée et tressaille ; personne, en dépit d'instructions répétées n'est venu la délivrer. J'ai alors desserré le licou qui lui tranchait impitoyablement la chair et lui ai caressé le front. Elle m'a regardé avec ses grands yeux, et j'ai alors appris en cet instant que les vaches pouvaient pleurer.
Mes mains, ma blouse, mon tablier et mes bottes sont barbouillés du sang de ses congénères : pendant des heures, je suis restée à la chaîne, en train de couper des cœurs, des poumons et des foies. J'ai déjà été prévenue : « Avec les bovins on est toujours totalement immergé ! ». C'est cela que je voudrais communiquer, afin de ne pas porter seule le fardeau, mais dans le fond il n'y a personne qui veuille m'écouter. Ce n'est pas qu'au cours de cette période on ne m'ait pas souvent assez posé la question : « Et à l'abattoir, comment ça va ? Moi, en tout cas, je ne pourrais pas le faire ». Avec mes ongles enfoncés dans les paumes des mains je gratte les lunules jusqu'au sang pour ne pas frapper ces visages apitoyés, ou pour ne pas jeter le téléphone par la fenêtre ; pleurer, voilà ce que je voudrais faire, mais depuis que j'ai vu ce spectacle quotidiennement, chaque cri s'est étouffé dans ma gorge. Personne ne m'a demandé si je pouvais tenir.
Les réactions à des réponses si parcimonieuses trahissent le malaise à ce sujet. « Oui, cela est tout à fait terrible, aussi nous ne mangeons plus que rarement de la viande ". Souvent je m'encourage : « Serre les dents, tu dois tenir, bientôt tout cela sera derrière toi ». Pour moi, que le massacre continue jour après jour est l'une parmi les pires manifestations d'indifférence et d'ignorance. Je pense que personne n'a compris que ce ne sont pas ces six semaines à surmonter qui sont importantes, mais bien ce monstrueux meurtre de masse, qui se renouvelle des millions de fois, et dont sont responsables tous ceux d'entre nous qui mangent de la viande. En particulier, tous ceux qui se prétendent amis des animaux et mangent de la viande : ils ne sont pas dignes de confiance.
« Arrête, ne me coupe pas l'appétit ! ». C'est aussi avec ce type de réaction que plus d'une fois je suis restée muette. Parfois le ton monte : « Mais tu es une terroriste, toute personne normale doit rire de toi ».
Comment s'en sortir seule dans de tels instants ? Il m'arrive d'aller regarder le petit fœtus de veau que j'ai ramené à la maison et que j'ai mis dans du formol. « Memento mori ». Et laisser en rire les « gens normaux ».
Les choses deviennent abstraites quand on est entouré de tant de morts violentes ; la vie à titre individuel apparaît alors comme infiniment dénuée de sens. Quand je regarde les rangées anonymes de cochons transportés sous la même forme à travers la halle, je me demande : « Les choses seraient-elles différentes si à la place de cochons, il y avait des humains ? ». D'autant plus que l'anatomie de la partie arrière de l'animal, épaisse, parsemée de pustules et de taches rouges, rappelle étrangement ce que l'on peut voir sur les plages ensoleillées des vacances : des amas de graisse débordant des maillots de bain trop étroits. En outre, les cris qui retentissent interminablement dans la halle d'abattage quand les animaux sentent approcher la mort pourraient provenir de femmes et d'enfants. Ne plus faire la différence devient inévitable. Il y a des moments où je pense : Arrêter, cela doit s'arrêter. Pourvu qu'il fasse vite avec la pince électrique, pour qu'enfin cela s'arrête. « Beaucoup d'animaux ne crient pas » a dit une fois l'un des vétérinaires, « alors que d'autres se figent comme des statues en se mettant à crier sans aucune raison ». Je me demande pour ma part comment ils peuvent rester immobiles et « crier sans aucune raison ». Plus de la moitié du temps de stage est écoulé lorsque je pénètre enfin dans la halle d'abattage pour pouvoir dire : « j'ai vu ». Ici se termine le chemin qui débute à la rampe de déchargement. Le lugubre corridor sur lequel débouchent tous les enclos se rétrécit jusqu'à une porte ouvrant sur un box d'attente ayant une capacité de 4 ou 5 cochons. Si je devais décrire en image le concept de « peur », je le ferais en dessinant des cochons blottis les uns contre les autres contre une porte fermée, et je dessinerais leurs yeux. Des yeux que plus jamais je ne pourrai oublier. Des yeux que chacun d'entre nous qui voulons manger de la viande devraient avoir regardé. Les cochons sont séparés à l'aide d'une trique en caoutchouc. L'un d'entre eux est poussé en direction d'un espace fermé de tous côtés. Il crie, et comme souvent le gardien a encore autre chose à faire, l'animal essaye de reculer et s'évader par l'arrière jusqu'à ce qu'enfin, à l'aide d'un clapet électrique, il puisse verrouiller l'issue. Par une pression sur un bouton, le sol de l'enclos est remplacé par une sorte de traîneau mobile sur lequel le cochon se retrouve à califourchon, ensuite une deuxième coulisse s'ouvre devant lui et le traîneau avec l'animal glisse vers l'avant dans un autre box. Là une brute de boucher chargé de l'abattage – je l'ai toujours appelé en moi-même Frankenstein – branche les électrodes. Une tenaille d'étourdissement à trois points, comme le directeur me l'a expliqué. On voit dans le box le cochon qui tente de se cabrer, puis le traîneau est brusquement retiré et la bête, palpitante, s'affaisse dans un flot de sang en agitant nerveusement les pattes. Ici l'attend une autre brute de boucher, qui sûr de sa cible, enfonce le couteau en dessous de la patte avant droite du cochon ; un flot de sang foncé gicle et le corps s'affaisse vers l'avant. Quelques secondes plus tard, une chaîne de fer se referme sur une des pattes arrière de l'animal qui est hissé vers le haut ; la brute de boucher dépose alors son couteau, s'empare d'une bouteille de cola souillée, déposée à même le sol recouvert d'une couche de sang d'au moins un centimètre, et en boit une gorgée.
Je décide de suivre les cadavres qui, balancés à leur crochet, et saignant abondamment, sont dirigés vers l'« enfer ». C'est ainsi que j'ai dénommé la pièce suivante. Celle-ci est haute et noire, pleine de suie, de puanteur, de fumée. Au terme de plusieurs virages au cours desquels le sang se déverse encore à flots, la rangée de cochons arrive à une sorte d'immense four. C'est là que la soie du porc est éliminée. Les corps des animaux tombent par une sorte d'entonnoir à l'intérieur de la machine. On peut y voir à l'intérieur. Les flammes jaillissent et, pendant quelques secondes, les corps sont secoués de tous côtés, et semblent accomplir une danse grotesque et trépidante. Ils sont ensuite largués de l'autre côté sur une grande table où ils sont immédiatement attrapés par deux grosses brutes de bouchers qui commencent par enlever les parties de la soie qui n'ont pas été éliminées, puis grattent les orbites oculaires et séparent les sabots des pattes. Tout cela se déroule très rapidement, le travail s'effectue en plein accord. Pendues aux crochets par le tendon des pattes postérieures, les bêtes mortes sont alors dirigées vers un châssis métallique contenant une sorte de lance-flammes. Dans un bruit assourdissant, le corps de l'animal est soumis à un jet de flammes qui l'espace de quelques secondes l'enveloppe tout entier. La chaîne mobile se met alors à nouveau en mouvement et emporte les corps dans la halle suivante, celle-là même où je me suis trouvée durant les trois premières semaines. Là les organes sont retirés et apprêtés sur la bande mobile supérieure. La langue est palpée, les amygdales et l'œsophage détachés et jetés, les ganglions lymphatiques coupés, les poumons mis aux déchets, la trachée-artère et le cœur ouverts et les échantillons pour l'examen de trichine prélevés, la vésicule biliaire extirpée, et le foie examiné à cause de la présence possible de poches de vers. Beaucoup de porcs ont des vers et si leur foie en est rempli, il doit être jeté. Tous les autres organes, comme l'estomac, les intestins, l'appareil génital, sont envoyés au rebut. Sur la bande mobile inférieure, le reste du corps est apprêté : divisé en morceaux; les articulations coupées; l'anus, les reins et les parties graisseuses entourant les reins enlevés; le cerveau et la moelle épinière retirés, etc., et ensuite une marque est imprimée sur l'épaule. Le cou, le bas du dos, l'abdomen et les cuisses sont préparés pour la pesée, puis dirigés vers la chambre froide. Les animaux jugés impropres à la consommation sont « provisoirement écartés ». Pour le marquage, qui est une opération effectuée dans la sueur sur des cadavres tièdes et visqueux qui pendent très haut en fin de bande, il faut faire très vite quand on n'a pas l'habitude: on risque de se faire assommer par les moitiés de bêtes qui arrivent en force devant la balance et s'entassent les unes sur les autres avec violence.
Je ne dirai pas le nombre de fois où j'ai laissé mon regard errer sur l'horloge murale de la salle de pause ! Mais ce qui est sûr, c'est qu'en aucun autre endroit au monde le temps ne passe plus lentement qu'ici. Un temps de pause est octroyé au milieu de la matinée, et c'est essoufflée que je me précipite aux toilettes, et que tant bien que mal je me nettoie du sang et des lambeaux de chair ; c'est comme si cette souillure et cette odeur allaient s'accrocher à moi pour toujours. Sortir, seulement sortir d'ici. Je n'ai jamais pu avaler quoique ce soit comme nourriture dans ce bâtiment. Soit je passe mon temps de pause, aussi froid qu'il puisse faire dehors, à courir jusqu'à la clôture en fils de fer barbelés et regarde au loin les champs et l'orée du bois, et j'observe les corneilles. Ou alors je traverse la rue et me rends au centre commercial où je peux me réchauffer en buvant un café dans une petite boulangerie. Vingt minutes après, on est de nouveau à la chaîne. Manger de la viande est un crime. Jamais plus ceux qui mangent de la viande ne pourront être mes amis à nouveau. Jamais, jamais plus. Je pense que tous ceux qui mangent de la viande devraient être envoyés ici, et voir ce qui s'y passe, du début à la fin. Je ne suis pas restée ici parce que je veux devenir vétérinaire, mais parce que les gens veulent manger de la viande. Et pas seulement cela : mais parce qu'en plus ce sont des poltrons. Leur escalope blanchie, stérile, achetée au supermarché, n'a plus les yeux qui déversent des flots de larmes de frayeur devant la mort, pas plus qu'elle ne hurle quand le couteau va frapper. Vous tous qui vous nourrissez des cadavres de la honte, cela vous est soigneusement épargné, vous qui dites : « Non, moi, cela je ne pourrais pas le faire ».
Un
jour, un paysan est venu, accompagné de son fils, âgé de 10 ou 11 ans, pour
faire analyser un échantillon de viande pour la trichine. En voyant l'enfant
aplatir son nez contre la vitre, j'ai pensé que si les enfants pouvaient voir
toute cette horreur, tous ces animaux tués, il y aurait peut-être un espoir de
changement. Mais j'entends encore l'enfant crier à son père : « Papa, regarde,
là, quelle énorme scie ! ».
Le soir, à la télévision, on annonce aux informations : « mystère non encore résolu à propos du meurtre perpétré sur une jeune fille, assassinée et coupée en morceaux » et je me rappelle la frayeur générale et le dégoût de la population devant cette atrocité. Je dis : « Des atrocités semblables, j'en ai vu 3700 rien qu'en une semaine ».
Maintenant, je ne suis plus seulement une terroriste, mais encore je suis malade, là-haut, dans ma tête. Car je ressens non seulement de l'effroi et de la répugnance envers le meurtre commis sur un être humain, mais aussi envers ceux commis sur des animaux des milliers de fois en une seule semaine et dans un seul abattoir. Etre un humain, cela ne signifie-t-il pas dire non et refuser d'être le commanditaire d'un meurtre à grande échelle – pour un morceau de viande ? Étrange nouveau monde. Il est possible que les tous petits veaux trouvés dans l'utérus déchiré de leur mère, et qui sont morts avant même d'être nés, ont encore connu le moins mauvais sort d'entre nous tous.
D'une manière ou d'une autre, le dernier de ces interminables jours est enfin arrivé et j'ai reçu mon certificat de stage, un chiffon de papier, cher payé si tant est que j'ai jamais payé cher quelque chose. La porte se referme ; un timide soleil de novembre m'accompagne depuis la cour de l'abattoir jusqu'à l'arrêt du bus. Les cris des animaux et le bruit des machines s'estompent. Je traverse la rue alors qu'un gros camion à remorque amenant du bétail prend le virage pour entrer dans l'abattoir. Il est rempli sur deux étages de cochons, serrés les uns sur les autres. Je pars sans un regard en arrière car j’ai porté témoignage et, à présent, je veux essayer d'oublier et de continuer de vivre. A d'autres de lutter maintenant ; moi, ce sont ma force, ma volonté et ma joie de vivre qui m'ont été pris et remplacées par un sentiment de culpabilité et de tristesse paralysante. L'enfer est parmi nous, des milliers et des milliers de fois, jour après jour. Une chose nous reste pourtant, et pour toujours, à chacun : Dire Non. Non, non et encore non !
21 octobre 2006
Les liens végétariens...
Quelques sites, forums intéressants...
Mon forum préféré en ce moment : Arnelae, des recettes végéta*iennes, des discussions végéta*iennes, l'écologie, les droits des animaux, santé, débats et sociétés...
j'allais oublier de citer le blog d'Ocean Wave... : Vegan fields elle milite avec des plats végétaliens qui donnent très faim... qui a dit que manger végétalien c'était la soupe à la grimace... et bien il ne connait pas Miss OW.....!!! ;-)
vegetarisme bien mene: un regime sain - dossier special
Association Suisse pour le Végétarisme (ASV)
Vegetarisme.info : Végétarisme & Protection animale
International Vegetarian Union - A propos d'IVU
Ma cuisine végétarienne gourmande
DietOBio : la santé au naturel
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